Pendant longtemps, j'ai cru que partir quelques jours suffisait pour se reposer.
Pourtant, lors de mon dernier séjour au Maroc, j'ai découvert autre chose.
Les premiers jours, mon corps était encore en vigilance.
Je pensais au travail.
À ma famille.
À tout ce qui m'attendait en rentrant.
Comme si même à des milliers de kilomètres, je continuais à porter ce qui ne m'appartenait plus.
Puis, un matin, quelque chose a changé.
J'ai ouvert les yeux.
Et pour la première fois depuis longtemps…
J'ai senti mon corps comprendre qu'il pouvait enfin souffler.
Cette sensation ne m'a jamais quittée.
C'est elle qui a donné naissance à cette parenthèse.
Aujourd'hui, j'ai envie de la partager avec dix femmes qui, elles aussi, portent beaucoup.
Pas pour les transformer.
Pas pour leur apprendre quelque chose.
Mais simplement pour leur offrir un endroit où elles pourront, pendant quelques jours, déposer ce qu'elles portent depuis trop longtemps.
Parce qu'il existe des lieux qui apaisent.
Et des moments qui changent une vie sans faire de bruit.
Alors j'ai imaginé cette parenthèse comme j'aurais aimé la vivre moi-même.
Tu n'avais rien à organiser.
Tu n'avais rien à anticiper.
Tu n'avais personne à rassurer.
Tu n'avais rien à prouver.
Tu pouvais simplement être là.
Pendant cinq jours, il n'y aura rien à réussir.
Seulement à vivre.
Ce voyage n'est pas une thérapie.
Mais il peut être le moment où vous recommencez enfin à vous écouter.
Majda Gaillourdet
Psychothérapeute à Bernes-sur-Oise

82 rue des hayettes
95340
Bernes-sur-Oise
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